Bestiaire, 2020

  • Bestiaire
  • 2020
  • Peinture
  • Toile de lin, coton & sel, encre, pigments
  • 8 x env. (155 x 230 cm)

De la bouche – parole – à la bouche – manger – le bestiaire n’a qu’une voie dans l’Histoire. A l’exception de l’ère du Paléolithique Supérieur, l’animal représenté est passif, toujours prêt à être absorbé par l’homme ou les divinités. La série picturale du Bestiaire (2020) reprend huit animaux du bestiaire du Moyen Âge et y inclut la tique. Elle tente d’être à l’attention de l’animalité en rendant cette définition « Vivre, en effet, c’est pour chaque animal traverser le visible en s’y cachant. » Le sel qui recouvre les toiles de lin, ou de coton, renvoie à ses qualités de conservation et de protection, ainsi qu’à l’aspect caverneux.

Jean-Christophe Bailly, Le parti pris des animaux, Christian Bourgeois Éditeur, Paris, 2013.