Depuis l’obtention du DNSEP en 2009, à l’ENSA de Dijon, ma pratique protéiforme consulte nos relations, nos interdépendances et célèbre la notion de care. S’installant aux frontières de la sculpture, la vidéo, la peinture et récemment de l’écriture, elle reflète les manifestations de mondes en attente d’apparition. Pour incarner l’invisible, mon travail charrie les mécanismes de croyance. Qualifiées de « préhistoire du discours » par la critique d’art Laure Jaumouillé, les installations révèlent l’impossibilité d’éclairer par le discours ce qui relève du langage : exhibé ou raisonné, le secret échappe. Si « en sorcellerie, l’acte, c’est le verbe »[1], la sémantique commune entre le territoire de l’art et celui de l’occulte (médium, curateur, évocation… ) questionne notre propension à vouloir faire parler les œuvres comme une tentative d’exorcisme. Interrogeant les systèmes de hiérarchisation des savoirs avec une forme d’ironie, les objets sériels mis en espace de façon clinique font reliance entre passés, actualités et futurs possibles. Ainsi « le geste plastique résonne avec la production de rites qui accueilleraient la répétition pour son potentiel obsédant, presque aliénant. »[2]

 

[1] Les mots, la mort, les sorts, Jeanne Favret-Saada, Éditions Gallimard, 1977, p. 25.
[2] Extrait de texte pour l’exposition Phainómenon, Les Ateliers Vortex, Dijon, 2018, Franck Balland.

Expositions Personnelles

Expositions Collectives

Formation

  • Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique, École Nationale Supérieure d’Art de Dijon, FR

    2009
  • Diplôme National d’Art Plastique, École Nationale Supérieure d’Art de Dijon, FR

    2007

Publications